Espérant réveiller les consciences et favoriser les changements de comportements, cette institution va désormais publier un indicateur trimestriel des retards de paiement des 120 plus grandes entreprises françaises. Le Médiateur national des relations inter-entreprises, a dévoilé début juin le premier indicateur: le montant des retards de paiements de 120 grands donneurs d’ordre français atteignait près de 4 milliards fin avril.
Pour rappel, le principe général posé par l’article L. 441-6 du Code de commerce est le suivant : « Sauf dispositions contraires figurant aux conditions de vente ou convenues entre les parties, le délai de règlement des sommes dues est fixé au trentième jour suivant la date de réception des marchandises ou d’exécution de la prestation demandée. Le délai convenu entre les parties pour régler les sommes dues ne peut dépasser quarante-cinq jours fin de mois ou soixante jours à compter de la date d’émission de la facture. » [1].
S’agissant du délai de 45 jours fin de mois, deux modes de calcul sont possibles :
- ajouter 45 jours à la fin du mois d’émission de la facture ;
- ajouter 45 jours à la date d’émission de la facture, la limite de paiement intervenant à la fin du mois au cours duquel expirent ces 45 jours.
Les partenaires commerciaux qui seraient tentés de prévoir des délais de paiement plus longs que ceux prescrits par la loi ou encore de fixer un taux ou des conditions d’exigibilité des pénalités de retard selon des modalités non conformes à l’article L 441-6-alinéa 12 s’exposent à une amende administrative de 75 000€, ou 375 000 € pour une personne morale.
Contact : stephanie.faber@squirepb.com